Appel à un partenariat mondial pour un développement juste et transformatif dans la période post 2015

À l’occasion de la 68e session de l’assemblée générale des Nations unies sur le suivi des résultats du sommet du millénaire, le partenariat des OCS pour l’efficacité au développement (POED)[1] appelle à un partenariat mondial en vue de promouvoir un agenda au développement juste et transformateur pour la période post 2015.

 

Au cours des 10 dernières années, il y a eu une prolifération de nouveaux partenariats mondiaux formés entre les gouvernements et les acteurs non étatiques. Ces partenariats abordent de nombreux défis : de la vaccination, à la recherche agricole, à la santé des enfants, à l’accès à l’éducation, ou même en vue de promouvoir une meilleure hygiène. Or malgré son utilisation répandue et l’importance qui lui est donnée dans de nombreux rapports de haut niveau sur les processus post 2015, il manque aux recommandations officielles existantes un cadre adéquat pour ces partenariats mondiaux. Tenant compte du rapport du secrétariat général des Nations unies à la 68e session de l’assemblée générale des Nations unies, le POED appelle à des progrès dans le paysage actuel des partenariats mondiaux.

 

Comme cela a été reconnu lors de la conférence des Nations unies de 1992 sur le développement durable et réaffirmé à la conférence de Rio + 20 sur le développement durable en 2012, un développement équitable et durable ne peut être accompli qu’en incluant tous les acteurs au développement. Les débats autour de l’agenda post 2015 et les objectifs pour un développement durable offrent une chance primordiale de développer un nouveau cadre pour un partenariat mondial qui insuffle des principes de gouvernance démocratique et d’efficacité du développement.

 

Principes pour des partenariats mondiaux inclusifs et équitables pour le développement durable

 

Les principes suivants sont des recommandations pour l’action :

 

Respecter, protéger et promouvoir le droit au développement, les droits de l’homme et la justice sociale :tous les partenariats mondiaux doivent être en accord et complémenter avec les instruments des droits de l’homme internationaux, en particulier avec la déclaration du droit au développement. Le droit au développement offre un cadre intégrateur, global et compréhensif pour informer la coopération au développement. Se conformer à cette norme peut permettre de résoudre les causes profondes de la pauvreté, de l’inégalité, de l’injustice et de la dégradation de l’environnement.

 

Renforcer la participation et l’inclusion des personnesnotamment dans les communautés qui sont traditionnellement marginalisées : les politiques, l’organisation et les actions de développement durable doivent se baser sur les droits, les priorités établies et le savoir local des peuples touchés. La participation des secteurs traditionnellement marginalisés et des OCS qui travaillent sur ces secteurs est la clé pour s’assurer que l’agenda est en lien avec ceux qui en seront les bénéficiaires. La solution pour renforcer la participation est la promotion d’un environnement favorable à la société civile.

 

Assurer la participation inclusive équitable de nombreuses parties prenantes :l’engagement complet et la responsabilité de toutes les parties prenantes au développement doivent reposer sur le dialogue et sur des négociations basées sur l’égalité, la solidarité et le respect mutuel. Il est recommandé que les mécanismes de responsabilité pour les partenariats mondiaux utilisent les normes des droits de l’homme, qu’ils assurent la transparence par la production de données et la divulgation de l’information et l’élaboration de rapports ; et qu’ils introduisent des mesures contraignantes pour les entreprises qui sont membres de partenariats mondiaux.

 

Promouvoir l’égalité à l’intérieur et entre les pays et entre les hommes et les femmes : les femmes jouent un rôle pivot dans le développement. La réalisation complète des droits de la femme en tant que droits de l’homme est essentielle à tout développement et à tout cadre de coopération développement.

 

Respecter la souveraineté nationale et la propriété démocratique :les nouveaux partenariats mondiaux doivent améliorer la propriété démocratique nationale. L’assistance et l’aide technique doivent répondre aux besoins du pays tout en assurant une perspective intégrant les droits de l’homme et l’égalité des sexes avec une priorité donnée à l’expertise autochtone.

 

Les partenariats mondiaux peuvent largement contribuer à faire avancer le développement. Cependant, il faut prendre garde à ce qu’ils ne soient pas des processus cooptés et qu’ils ne puissent donc menacer l’impartialité des états et des institutions. La collaboration peut surgir lors d’un manque de clarté quant à la définition et aux normes du concept, ce qui peut compromettre l’égalité et l’efficacité du partenariat. Le POED cherche un partenariat inclusif et équitable pour un développement qui soit juste et transformateur.



[1]Le Partenariat des OSC à l’efficacité du développement (POED) est une plateforme de circonscriptions sous régionales, régionales et de groupes principaux ou sectoriels qui ont signé la déclaration actuelle. Ces circonscriptions s’engagent ainsi activement dans les agendas de l’efficacité au développement à la fois en termes de plaidoyer et en termes de développement des politiques. Chaque circonscription est organisée selon son propre droit et représente ses membres affiliés (sous-régions, pays, sous-secteurs). Elle est membre et siège au comité de pilotage du Partenariat mondial pour une coopération à l’efficacité du développement (PMCED). Consulter http://csopartnership.org/about/cso-partnership-mission-and-vision

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