COP22: Lire la rapport de la Conférence de Mme Noura Fatchima Djibrilla, Niger

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Marrakech, au Maroc, s’est déroulée du 7 au 18 novembre 2016, et elle s’est ouverte lundi matin, du 7 novembre.  La Conférence a regroupé quelques 22.500 participants, repartis comme suit : environ 15.800 délégués officiels des gouvernements, 5.400 représentants du Système et agences des Nations Unies, des organisations intergouvernementales et des Organisations de la Société Civile, et 1200 membres des media. Le Niger a été représenté par une forte délégation de plusieurs dizaines de membres, du gouvernement, de PTF, des Organisations de la Société Civile,  des ONG, et des jeunes (scolaires). Certains faisant partie du comité préparatoire mis en place au niveau du CNEDD et du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, et d’autres pas.

Après une cérémonie d’ouverture, les délégués se sont réunis pour les plénières d’ouverture de la CdP, de la CMP, du SBSTA, du SBI et du GAP. Dans l’après-midi, les groupes de contact du SBSTA et du SBI se sont réunis, et des consultations informelles ont eu lieu.

CÉRÉMONIE D’OUVERTURE

La Présidente de la CdP 21/CMP 11 Ségolène Royal, France, a ouvert la CdP 22 en rapportant que 100 pays ont signé l’Accord de Paris et en appelant les Parties à la CCNUCC restantes à le ratifier avant la fin 2016. Qualifiant la CdP 22 de « CdP Africaine », elle a appelé à la justice climatique pour le continent.

La Secrétaire exécutive de la CCNUCC Patricia Espinosa a souligné que la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris n’est pas acquise, et a pointé le besoin: de soutenir l’adaptation; de développer le mécanisme de pertes et préjudices; et d’établir un niveau de financement prévisible capable de catalyser un développement sobre en émissions.

Le Président du GIEC Hoesung Lee a relayé le « très actif » programme de travail du GIEC qui viendra soutenir la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur des bases scientifiques, en signalant notamment l’approbation des grandes lignes du rapport spécial sur un réchauffement planétaire de 1,5ºC, comme la CdP à la CCNUCC l’avait demandé.

Évoquant les célèbres jardins de Marrakech, le Maire de la ville, Mohammed Larbi Belcadi, a évoqué les efforts déployés par la cité pour protéger l’environnement, notamment avec des zones vertes et des projets en faveur de l’efficacité énergétique, ainsi que son engagement pour une CdP réussie qui conduise à des solutions concrètes.

PLÉNIÈRE

Élection du Bureau: Salaheddine Mezouar, Ministre des affaires étrangères du Maroc, a été élu Président de la CdP 22/CMP 12 par acclamation. Souhaitant aux délégués la bienvenue à la « ville rouge », il a déclaré que la conférence symbolise l’engagement du continent entier sur l’action climatique. Félicitant les pays pour la prompte entrée en vigueur de l’Accord de Paris, il a appelé à prendre appui sur cette dynamique pour donner de la tangibilité à l’Accord et pour « parachever les mécanismes de soutien ».

Règlement intérieur: Les Parties sont convenues d’appliquer le projet de règlement intérieur (FCCC/CP/1996/2), excepté le projet de règle 42 relatif au vote. Le Président a informé que le Maroc tiendrait des consultations informelles sur ce point de l’ordre du jour et qu’il en ferait rapport devant la plénière.

Adoption de l’ordre du jour:

Le Président de la CdP Mezouar a présenté l’ordre du jour provisoire et l’ordre du jour provisoire secondaire (FCCC/CP/2016/1 and Add.1), en signalant  que le Secrétariat a reçu une demande de la Turquie visant à inclure un point ou sous-point concernant l’accès au soutien du FVC et du CRTC dans le cadre de l’Accord de Paris pour les Parties dont les situations particulières sont reconnues par la CdP.

Adoption de l’ordre  du jour et de l’organisation des travaux: Les Parties ont adopté l’ordre du jour (FCCC/KP/CMP/2016/1) et l’organisation des  travaux. Le Président de la CdP Mezouar a indiqué que des consultations se poursuivront concernant l’élection des membres remplaçants du Bureau. Le Président de la CdP Mezouar a ensuite suspendu la session.

Après cela, il y’a eu les déclarations au niveau de l’ouverture, par les intervenants suivants : La Thaïlande, pour le G-77/CHINE, a souligné le besoin de tenir parole sur les activités et soutiens pré-2020, notamment à travers le dialogue facilitateur sur les activités et soutiens. La déléguée a souligné l’importance, entre autres, du soutien pour la mise en œuvre de l’adaptation et l’examen du Mécanisme international de Varsovie sur les pertes et préjudices associés aux impacts des changements climatiques  (WIM), et a plaidé pour un traitement équilibré de toutes les questions comprises dans les approches coopératives. Saluant les évolutions au sein de l’Organisation maritime internationale (OMI) et l’Organisation internationale de l’aviation civile (OIAC), l’UE a estimé que les efforts dans les secteurs de l’aviation et du transport devraient être pris en compte pour le bilan mondial.

L’Australie, au nom du GROUPE DE COORDINATION, a déclaré que l’examen du WIM devrait garantir que le mécanisme opère le plus efficacement possible. La déléguée a estimé que les discussions sur les approches coopératives devraient aider les Parties à élever le niveau d’ambition. Les Maldives, au nom de l’ALLIANCE DES PETITES ÉTATS INSULAIRES (AOSIS), a mis en exergue comme prioritaires, entre autres: le fait que le Rapport spécial du GIEC sur un réchauffement planétaire de 1,5ºC soit publié le plus tôt possible en 2018; le besoin de garantir l’intégrité environnementale dans le cadre des approches coopératives; et l’examen du WIM. Le Costa Rica, au nom de l’ASSOCIATION INDÉPENDANTE DE L’AMÉRIQUE LATINE ET DES CARAÏBES (AILAC), a plaidé pour une publication périodique de rapports spéciaux du GIEC comme contributions au bilan mondial.

Pour maximiser l’efficacité, le Mexique, au nom du GIE, a appelé à tirer parti des synergies avec d’autres conventions des Nations Unies pour aider à mettre en œuvre l’Accord de Paris. L’Arabie Saoudite, au nom du GROUPE ARABE, a instamment plaidé pour s’assurer que les droits de propriété intellectuelle ne soient pas un obstacle au transfert de technologies. Le Mali, au nom du GROUPE AFRICAIN, a exhorté les Parties a augmenter les contributions financières pour la mise en œuvre des travaux d’adaptation et à mener à bien l’examen du WIM.

Le Panama, au nom de la COALITION DES NATIONS À FORÊTS TROPICALES (CfRN), a souligné le besoin d’améliorer l’efficacité du financement de REDD+ et l’engagement du secteur privé. Le Nicaragua, au nom du SYSTÈME D’INTÉGRATION DE L’AMÉRIQUE CENTRALE (SICA), a souligné que les discussions relatives à l’agriculture devraient se centrer sur l’adaptation et viser à garantir la souveraineté et la sécurité alimentaires. L’UE a plaidé pour: des conclusions substantielles sur la façon dont le GIEC peut soutenir le bilan mondial; une entente claire sur la façon dont le cadre technologique peut aider à traiter la fragmentation des procédés existants qui visent à faciliter le transfert de technologies; et, avec la République démocratique du Congo parlant au nom des PMA, pour imposer des produits livrables au plan de travail quinquennal. Les PMA ont également souligné le caractère absolument prioritaire des solutions en matière d’agriculture et ont signalé leur proposition à cet égard.

EVENEMENTS PARRALELES SUIVIS

Assainissement liquide au Maroc-Solution durable pour l’adaptation au changement climatique

Le Ministère de l’intérieur du Maroc en collaboration avec le Ministère de l’environnement  et la GIZ ont présenté l’état d’avancement du Programme National d’Assainissement liquide en milieu urbain, donné des informations sur  le Programme National d’Assainissement liquide en milieu Rural  et lancé le Projet de création d’opportunité d’emploi dans le secteur de l’assainissement rural.

Leçons retenues :

  • Traitement des déchets et valorisation à des fins agricoles (irrigation, fumure)
  • Renforcement des capacités
  • Amélioration des produits et services liés à l’assainissement en milieu rural
  • Création d’emplois

Gestion des risques climatiques forestiers

Cet évènement a pour objectif le partage d’expérience et les actions menées par le Maroc en matière de gestion des risques climatiques forestiers. Il vise à échanger sur l’état de la problématique des risques climatiques forestiers sur les défis et les bonnes pratiques avec un focus sur l’Afrique. Il porte également sur le partage de l’expérience Marocaine et les réalisations en matière des risques climatiques.

Leçons retenues :

Nécessité de mobilisation de tous les partenaires : Exemple de Partenariat de la gestion des risques avec l’expérience du Maroc en collaboration avec l’Allemagne et Costa Rica (vigilance sécuritaire, immigration et sanitaire)

Adaptation aux changements climatiques de l’agriculture au Maghreb et en Afrique

Le Maroc, la Tunisie et  le Sénégal ont partagé leurs expériences en matière d’assurance indicielle à double dividende, comme levier pour l’adaptation aux changements climatiques de l’agriculture en Afrique. L’assurance indicielle est basée sur un indice corrélé à la perte de production et les remboursements sont effectués dès que l’indice est dépassé. La stratégie à double dividende consiste à assurer la sécurisation des producteurs grâce à l’anticipation des risques et l’incitation à l’adaptation à travers l’adoption de pratiques climato résilientes.

Leçon retenue :

Le passage à l’échelle est possible sous les conditions suivantes :

  • Implication politique forte
  • Subvention importante et dans la durée
  • Amélioration de la collecte de données (impacts des cc sur l’agriculture, météorologiques, statistiques agricoles, …)
  • Implication de tous les acteurs (météo, recherche, banques agricoles, IMF, organisations des producteurs..)
  • Organisation des producteurs (parce que l’assurance agricole individuelle coûte très chère)
  • Accélération et mise à échelle de l’adoption des pratiques climato résilientes.

Gestion durable des terres dans la région sahélo saharienne

L’évènement a pour objectif, la présentation des approches d’une agriculture résiliente, à travers des expériences réussies, dans la zone sahélo-saharienne. Les expériences montrent des technologies et des pratiques innovantes d’agriculture, en Afrique de l’est, de l’ouest et du nord. Les échanges ont porté sur les pré requis politiques, institutionnels et techniques, permettant d’assurer un passage à l’échelle de ces pratiques au niveau des pays de la sous région.

En début du panel, une définition fut donnée sur l’agriculture résiliente qui est un ensemble de pratiques et technologies qui augmente la productivité, à l’exemple de l’agroforesterie, l’agro écologie, l’agriculture de conservation, la régénération assistée, etc. C’est une approche axée sur le cycle de vie se composant de: transport, stockage, consommation, et élimination. Des moyens pour réussir cela sont le partenariat, le renforcement de capacités techniques, les intrants, des institutions financières dont les services sont accessibles aux agriculteurs.

Selon M Mohamed Endichi, Haut Commissaire des Eaux et Forêts et de la LCD, 45% des terres mondiales sont dégradées et abritent un tiers de la population mondiale. Une prise de conscience collective, une gestion du territoire à travers l’intersectorialité, et des financements sont nécessaires afin de pouvoir inverser la tendance.

Journée du Burkina Faso le 9 novembre

L’expertise du Burkina Faso en matière d’adaptation aux Changements Climatiques a été présentée en quatre points :

  • Le projet d’investissement forestier est un mécanisme de dons aux peuples autochtones et aux populations locales. Il est financé par la Banque Mondiale avec une composante mondiale et une composante pays. Au Burkina, la composante pays comporte le renforcement des capacités, le renforcement des initiatives locales et la coordination.

Quinze projets AGR ont été retenus sur 651 soumis pour un coût global de 190 millions de FCFA.

  • Le CC et les ressources en eau.

Comme actions pratiques on retient :

  • La réduction de la consommation d’eau,
  • La récupération des eaux,
  • L’extension des pratiques de conservation de l’eau,
  • La restauration des terres.
  • Le Plan National d’Adaptation (PNA) : il est parti de la vision nationale et l’approche stratégique est liée à la décision 5 (COP17) le PNA comporte 5 axes pour un budget de 3 millions de FCFA.
  • La Stratégie Nationale d’Apprentissage sur les CC. Le contenu porte sur :
  • Une analyse diagnostique du phénomène du CC
  • Les objectifs
  • Les forces et faiblesses.

Elle comporte trois axes

  • Axe 1 : institutionnalisation
  • Axe 2 : Enseignement et renforcement de capacité
  • Axe 3 : Gouvernance

Le coût est de 5 milliards de FCFA (Agriculture, environnement, éducation, santé, élevage).

 GDT, eau, genre et changement climatique

Les panelistes se sont penchés sur les initiatives du Programme TerrAfrica du Fonds NEPAD sur le changement climatique avec des exemples des projets et sur les actions futures du NEPAD.

En effet, le fonds est fondé en 2014 et géré par l’Agence du NEPAD et vise à renforcer la résilience des pays africains face au changement climatique. Ce Fonds offre une assistance technique et financière, à hauteur de 200.000 EURO, aux Etats membres de l’Union Africaine, aux Communautés économiques régionales et aux institutions. Le Fonds soutient aussi des projets de développement des connaissances, de renforcement des capacités et de formulation des stratégies, de politiques pour améliorer la planification, la coordination et la mise en œuvre d’activités relatives aux changements climatiques.

Au cours de cette présentation, les procédures d’accès à ces fonds ont été détaillées et des exemples de projets financés au Niger et à la CEDEAO ont été décrits.

En 2014, le NEPAD a enregistré 100 offres pour le premier appel à proposition et 400 offres pour le deuxième. Plus de 22 projets ont été financés au cours de cette phase et une prochaine phase est en cours de négociation.

Le futur fonds du NEPAD aura une convention à partenaires multiples avec comme domaines d’intervention le changement climatique, l’environnement, l’agriculture, la biodiversité. Il permettra de :

  • Aider les pays africains à accéder au financement climat ;
  • Mettre en œuvre les CPDN ;
  • Soutenir et mettre en œuvre les plans nationaux d’adaptation (PNA) et les plans d’investissements agricoles (PNIA);
  • L’implication des objectifs dans le monde rural.

Mise en œuvre des contributions prévues déterminées au niveau national

Deux pays africains notamment le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont présenté le processus d’élaboration et de mise en œuvre des CPDN dans leur pays. Il ressort de ces présentations que :

  • La gouvernance nationale a été améliorée ;
  • Le Comité interministériel sur le changement climatique, a été mis en place et est présidé par le Premier ministre ;
  • Un plan de renforcement des capacités a été élaboré à travers les besoins des acteurs
  • Les capacités des parties prenantes ont été renforcées ;
  • Identification et formulation de projets à soumettre au fonds vert pour le climat ;
  • Dispositif de suivi évaluation mis en place ;
  • Mise en place d’un système national MRV.

En termes de défis et contraintes, il s’agit principalement de la mise en œuvre d’un plan d’action national 2016-2020 pour identifier les indicateurs du climat et transformer les CPDN en business-plan climat.

Présentations de nouveaux projets du CILSS sur les changements climatiques

Les panélistes se sont penchés sur les différents projets financés à travers le CILSS, notamment :

  • Le Projet Alliance Mondiale contre le Changement Climatique 2ème phase Initiative (GCCA+) qui finance la recherche forestière au Burkina Faso et au Niger. Le projet a déjà obtenu des résultats satisfaisants en matière de séquestration du carbone au niveau des savanes (Madarounfa au Niger).
  • Le Programme Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS), au Burkina,  Sénégal, Mali, Tchad, Mauritanie et Niger, financé par la Banque Mondiale sur 6 ans, avec 4 composantes (amélioration de la santé animale, gestion des ressources animales, gestion des crises pastorales…)
  • Le Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et nutritionnelle (P2RS) financé par la BAD dans les sept (07) pays CILSS à savoir le  Burkina,  la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad
  • Le Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et nutritionnelle (P2RIA) financé par la BID dans les mêmes pays que le P2RS
  • Le Projet d’Appui Régional à l’Initiative pour l’Irrigation au sahel (PARIIS) ayant comme objectif le renforcement des capacités des parties prenantes.
  • Projet SERVIR Afrique de l’Ouest qui intervient dans le domaine de la sécurité alimentaire basé au Niger, Burkina Faso, Ghana et le Sénégal ayant comme slogan de connecter l’espace au Niger. Il est cofinancé par la NASA et l’USAID
  • MRV ayant pour objectif la séquestration du carbone et le rapprochement entre les imageries collectées aux sols.
  • Projet d’adaptation aux changements climatiques dans les secteurs de l’agriculture et de l’eau (FFEM/CC)

Les questions réponses ont porté sur la stratégie de pérennisation de toutes ces actions, leur mise à échelle sur plusieurs pays ainsi que sur les procédures d’accès aux financements CILSS.

Evènement parallèle organisé par l’Institut de recherche pour le développement (IRD), intitulé: “150 jeunes pour un climat sous surveillance”. Organisé le 11 novembre par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Cet évènement a réuni des collégiens de Tunisie, du Niger (6 élèves du CES Lala Malika Issoufou, et du CSP Assifa de Niamey),  de la France, du Sénégal, du Burkina Faso et du Maroc, pour deux jours de séminaire les 9 et 10 novembre, en présence de chercheurs, politiques, des  OIG, etc., au cours duquel ils ont pu échanger sur leurs différents contextes et environnement, à savoir: – Partager les questions et observations qu’ils ont recueillies dans leur pays avant de venir à Marrakech ; – Faire émerger des projets de recherche qui peuvent s’inscrire dans un programme commun et international visant à produire des données météorologiques et climatiques et qu’ils  peuvent conduire dans leur pays – Envisager, dans la continuité de ces projets de recherche, des actions d’atténuation et d’adaptation au sein de leurs établissements scolaires -Simuler une négociation climatique -Préparer une déclaration qu’ils ont porté lors de l’évènement.

Au programme : ateliers, rencontres et discussions entre jeunes et avec des scientifiques, préparation au débat. Le séminaire a  été suivi d’un évènement parallèle le 11 novembre de 15h à 16h30 en zone verte, où les résultats du séminaire ont été présentés à l’assistance, et l’occasion a été donnée aux jeunes et aux autres participants d’échanger avec un panel de haut-niveau, composé des personnalités suivantes: Après l’atelier, s’ensuivit un panel le 11 novembre, avec la présence des personnalités suivantes et des élèves leur posant des questions, à tour de rôle :M Didier Hofschir, du Ministère Français de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche – Mme Eléna Manaenkova, Sous Secrétaire Générale de l’OMM; M John Crowley Chef de section recherche, politque et prospective, secteur des sciences sociale et humaines de l’UNESCO -M Jean Paul Moatti PDG de l’IRD -Youba Sokona, Special Advisor sur le Développement durable, du sud et du Centre; Thierry Lebel, Directeur de recherche à l’IRD – Le Ministre de l’Environnement du Niger devrait faire partie du panel, mais il a pu être empêché à la dernière minute.

Il a consisté en des échanges sur leurs différents contextes et environnement, à savoir: les questions et observations qu’ils ont recueillies dans leur pays :

Faire émerger des projets de recherche qui peuvent s’inscrire dans un programme international commun visant à produire des données météorologiques et climatiques et qu’ils peuvent conduire dans leur pays. Envisager, dans la continuité de ces projets de recherche, des actions d’atténuation et d’adaptation au sein de leurs établissements scolaires. Simuler une négociation climatique. Préparer une déclaration qu’ils ont portée lors de l’évènement.

La journée du Niger fut organisée le 15 novembre, à travers l’évènement parallèle suivant : « le Niger se mobilise pour l’amélioration de la résilience de ses populations : expériences et leçons apprises d’un pays au cœur du Sahel » du  Programme Stratégique pour la Résilience

Climatique du Niger PSRC/PPCR-Niger, avec comme plan de l’exposé en 4 points suivant:

  • Evolution des Politiques & Stratégies
  • Leçons apprises
  • Bonnes pratiques
  • Besoins de Mise à l’échelle

Avant la présentation, un film documentaire fut projeté sur les activités que notre pays mène, sur les expériences de résilience climatique au Niger, en matière de Gestion Durable des terres, à travers les travaux de CES/DRS (demi lunes, banquettes, plantations).

CONCLUSION

Les parties ont adopté 35 décisions dont 25 de la COP, 8 de la CMP et 2 sur le CMA tout en donnant comme guide en complément du programme de travail de l’accord de Paris, en décidant que le fond d’adaptation doit servir l’accord de Paris et avancer les préparatifs pour son entrée en force de cet accord de Paris et le CMA pour adopter les TDR du comité de Paris sur le renforcement de capacité (PCCB) en approuvant le plan de travail de 5 ans du mécanisme international de Varsovie pour résoudre les pertes de dommage associés avec les impacts du changement climatique (WIM).

La 23ème  COP aura lieu à Bonn, sous la présidence des Fidji du 6 au 17 novembre 2017. La participation de notre pays a été efficace, car plusieurs membres (du gouvernement et de la société civile) ont eu à intervenir soit à travers les panels, en ateliers et aux évènements parallèles.

Bookmark the permalink.

Comments are closed.